🟨MÉSÉTA
Avant le camino de San Salvador, début à Léon mais pour ne pas l'aborder à froid, fort de l'expérience du primitivo l'été dernier, j'ai décidé de partir de Burgos
J'avais vraiment aimé la Méséta, heureux d'y revenir 🥰
La Meseta est souvent décrite comme la partie la plus introspective et la plus singulière du Camino Francés. C'est un immense plateau céréalier situé à environ 800 mètres d’altitude, qui s'étire entre Burgos et Léon.
Voici les étapes clés et les caractéristiques de ce tronçon :
1. Le départ : De Burgos à Castrojeriz
En quittant la cathédrale de Burgos, le paysage change radicalement. On entre dans l'immensité.
Hornillos del Camino : Un village-rue typique du plateau, niché dans un creux du terrain.
Hontanas : Ce village a la particularité d'être invisible jusqu'au dernier moment, caché dans un vallon, offrant une oasis bienvenue après des kilomètres de champs.
Ruines de San Anton : Juste avant Castrojeriz, le chemin passe littéralement sous les arches d'un ancien monastère en ruines. C’est un lieu chargé d’histoire où l'on soignait autrefois le "Mal des Ardents".
Castrojeriz : Dominé par son château en ruine, c'est l'un des villages les plus longs et les plus emblématiques du parcours.
2. Le cœur du plateau : De Castrojeriz à Sahagún
C'est ici que le sentiment de solitude et d'espace est le plus fort.
L’Alto de Mostelares : Une montée raide juste après Castrojeriz qui offre une vue panoramique à 360° sur le plateau avant de redescendre vers l’Itero de la Vega.
Boadilla del Camino : Connue pour son "Rollo", une colonne de justice gothique finement sculptée sur la place du village.
Frómista : Célèbre pour l'église San Martín, un joyau de l'art roman pur. Le chemin longe ici le Canal de Castille, une prouesse d'ingénierie du XVIII^e siècle.
Carrion de los Condes : Une ville étape majeure avec ses monastères et ses églises romanes (comme Santa María del Camino).
La traversée de la "Piste" : Entre Carrion et Calzadilla de la Cueza, vous affrontez 17 km de ligne droite absolue sur une ancienne voie romaine, sans l'ombre d'un arbre ou d'un point d'eau. C'est l'épreuve mentale de la Meseta.
3. Vers Léon : De Sahagún à la capitale provinciale
Le paysage commence doucement à se transformer à mesure que l'on se rapproche de la montagne.
Sahagún : Considérée comme le centre géographique du chemin, cette ville est le foyer de l'art mudéjar (brique et influences arabes), visible sur les églises San Tirso et San Lorenzo.
El Burgo Ranero et Mansilla de las Mulas : Des villages de terre crue (adobe). Mansilla conserve encore ses impressionnants remparts médiévaux.
L'arrivée à Léon : Le plateau s'achève avec l'entrée dans cette ville historique, célèbre pour sa cathédrale aux vitraux uniques et la Casa Botines de Gaudi.
Ce qu'il faut retenir du style de la Meseta
L'horizon infini : Le ciel y occupe les deux tiers du champ de vision.
Le silence : On n'y entend souvent que le vent et le craquement de ses propres pas sur le gravier.
L'absence d'ombre : En été, c'est un four solaire ; au printemps, un océan de blé vert ondoyant.
La géométrie : Les chemins sont rectilignes, souvent bordés de petits fossés ou de murets de pierre sèche.
C’est une portion qui ne laisse personne indifférent : certains la redoutent pour sa monotonie apparente, d'autres y trouvent une paix profonde loin de l'agitation des villes.


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